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Un drone aquatique en rôle de surveillance à la centrale de Chooz

La centrale nucléaire s’est dotée d’un drone aquatique très maniable qui a pour rôle la surveillance de l’accumulation d’encombrants dans le canal d’amenée d’eau du site.

C’est une petite innovation. Parce que les centrales nucléaires du territoire se dotent de plus en plus de drones pour faciliter leur surveillance des sites. Un centre drone national a d’ailleurs vu le jour en 2019, pour analyser les besoins des sites et les aider à développer leur utilisation. À Chooz, ils sont quatre à avoir planché sur un nouveau projet : l’acquisition en avril 2019 d’un drone aquatique jaune doté d’une caméra haute définition, hyper maniable, qui vise à contrôler les filtrages d’eau brute en station de pompage et au niveau du système de préfiltration de l’eau provenant de la Meuse

 

 

“Les essais ont très bien marché, même au-delàde ce qu’on espérait”

 

« On faisait jusque-là appel à des plongeurs », renseigne Nicolas Kaeuffer, le correspondant drone de la centrale, qui voit dans la démarche un double enjeu : sécuritaire, d’abord, pour les plongeurs ; et financier ensuite, parce que la centrale devait faire appel à une société extérieure pour leur intervention.

 

 

 

« On a décidé de le mettre en application sur le canal d’amenée », révèle Michel Thelinge, technicien outillage du site. C’est lui qui est parti à la recherche de ce drone, ciblant dans ses recherches les besoins spécifiques des services. Le canal d’amenée en question, « c’est une source d’eau froide, qui correspondant un peu à du liquide de refroidissement dans un moteur de voiture », résume Michel Thelinge. Et le courant de la Meuse y amène des encombrants : un dépôt de vase en entrée de canal provoqué par les crues, et des petits branchages qui se bloquent sur les grilles. Les contrôles permettent donc d’évaluer la date et le volume d’opérations de nettoyage.

Mais avant de plonger le drone dans des conditions réelles, l’équipe a dû procéder à plusieurs phases de tests. « On ne connaissait pas la tenue au courant, à la pression, ni si on pouvait le manier facilement », justifie le technicien outillage. Ces tests ont été réalisés dans la fosse à plongée du centre aquatique Rivéa, à Givet. « Un premier à une profondeur de trois mètres pour une bonne prise en main, parce qu’on ne connaissait pas du tout ce type de drone, poursuit Michel Thelinge. La deuxième fois, on l’a plongé à dix mètres, c’est-à-dire à peu près la profondeur du canal d’amenée. » Puis un plongeur de la Palanquée givetoise s’est greffé à l’essai, pour simuler un courant fort et des obstacles, « pour voir si on pouvait passer, manœuvrer simplement ».

Et le test a été concluant. « Ça a très bien marché, même au-delà de ce qu’on espérait, confirme-t-il. Donc on a rendu un rapport favorable pour faire cette première activité dans ce fameux canal d’amenée. » Là aussi avec les résultats escomptés. « On pense encore refaire deux tests prochainement dans ce canal pour s’améliorer et faire de bonnes inspections. »

 

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