Annuaire Pro Drone

Rechercher un Pro

Salon du Bourget – Le ministère des Armées dévoile CORVUS, un mini-drone réparable sur le terrain

Plus léger, directement réparable depuis le terrain d’opération, le drone CORVUS est destiné à se substituer au Skylark, pas vraiment conçu pour un usage réactif. Clubic est parti à sa découverte.

Le Salon du Bourget est un rendez-vous incontournable pour le ministère des Armées qui, tous les deux ans, présente ses dernières innovations, d’aujourd’hui et de demain, lors de l’événement international majeur de l’aéronautique et de l’espace. Clubic, présent sur place, va vous en dévoiler quelques-unes ces prochains jours. Et nous débutons ce tour du propriétaire par le drone CORVUS, un mini-aéronef performant, léger, qui peut être réparé sur place, s’affranchissant ainsi de toute la longue et périlleuse logistique de ses prédécesseurs.

Le CPA 10, la branche “geek” de l’armée de l’air

Imaginé par le sergent Lucas, le CORVUS fait la fierté du Commando parachutiste de l’air n°10 (CPA 10), la composante air des forces spéciales au niveau commando. Les 250 hommes (dont 110 à 120 opérationnels) qui composent le CPA 10 font de ce dernier la force des unités spéciales la moins dimensionnée. Mais son bureau innovation et développement, qui possède une partie drone, travaille avec ardeur pour perfectionner les petits aéronefs de reconnaissance de l’armée française.

Lire aussi :
Salon du Bourget – L’avion électrique d’easyJet et de Wright Electric dans les airs dans 10 ans

“Aujourd’hui, nous travaillons avec le Skylark 1LE, un mini drone de 8 kilos qui a une élongation de 40 kilomètres et une capacité de vol d’environ 3 heures”, nous décrit un membre du CPA 10. Plusieurs problèmes se dressent devant le commando. Le première tient au coût du Skylark, 150 000 euros par unité. De ce fait, l’armée de l’air n’en posséderait que deux ou trois.

« AVEC LE SKYLARK, NOUS SOMMES OBLIGÉS DE RENVOYER LA PIÈCE CHEZ LE CONSTRUCTEUR »

Utilisé pour de multiples missions, le drone voit sa fiabilité être remise en question. Et c’est au moment où une casse survient que ressort son plus gros défaut. “Lorsqu’il casse, nous indique le soldat, nous en avons pour 10 mois voire 1 an avant de pouvoir récupérer la totale capacité du drone. Lorsqu’il y a une casse en pleine opération, nous sommes obligés de renvoyer la pièce chez le constructeur.” L’inconvénient, c’est que l’unité est déployée sur des périodes qui peuvent aller de 3 à 6 mois “seulement.” En gros, la moindre casse subie par le drone engendre son indisponibilité pour le reste de la mission.

Lire la suite sur clubic.com.