Annuaire Pro Drone

Rechercher un Pro

Rencontre avec M. MASSE, gérant et créateur de la société Ciné Qua Drone

Rencontre avec M. MASSE, gérant et créateur de la société Ciné Qua Drone

Monsieur Massé, bonjour et merci de nous accorder un peu de votre temps…
En quelques mots mais pour mieux vous connaître, pouvez-vous nous parler un peu de vous et surtout comment êtes-vous devenu opérateur de drones ?

Bonjour et merci à vous de l’intérêt que vous portez à mon activité. Pour me présenter brièvement, cela fait plus de 30 ans que je travaille dans l’audiovisuel. Avec un BTS audiovisuel en poche, j’ai commencé par être cadreur pigiste d’une télévision locale, pour laquelle j’ai travaillé entre autres avec Denis Brognard. Par la suite, je fus monteur, post-synchroniseur sons, technicien d’exploitation dans différentes entreprises de post-productions qui travaillent avec la télévisions et les sociétés de productions.
Suite à un licenciement économique, je me suis tout naturellement tourné vers ce nouvel outil de prise de vue qu’est le drone. J’ai donc passé mon certificat d’aptitude à la fonction de télé pilote de drone professionnel agréé par la DGAC (Direction Général de l’Aviation Civil) pour créer ma société de prises de vues aérienne et au sol : Ciné Qua Drone.

Ciné Qua Drone est à ce jour spécialisé dans l’inspection technique et le suivit d’ouvrage, mais pas uniquement. Pouvez-vous nous présenter vos domaines d’activités ?

Actuellement, la majeure partie de mes prestations s’articule autour d’inspections techniques d’éoliennes en France (et certainement à l’étranger lorsque la pandémie sera enraillée) et d’images aériennes pour le compte d’agences de communications. J’ai été amené à réaliser des vidéos aériennes pour le développement du tourisme en Haute-Garonne, pour un documentaire à la demande de La Ligue Occitanie de Rugby, mais également pour des court-métrages, clips vidéo et événements sportifs, entre autres. Loin d’être inintéressant, j’ai eu également l’occasion d’initier de futurs architectes aux drones, à des fins professionnelles. Il me reste le secteur de l’archéologie à découvrir pour être un opérateur de drone comblé.

Cette activité des drones est relativement récente mais on commence à voir une régulation de la filière et moins de débordements. Est-ce votre sentiment ou au contraire déplorez-vous encore certaines pratiques ?

Certaines pratiques frauduleuses sont toujours à déplorer mais je crois qu’elles sont minoritaires. De plus, la prise de vue aérienne laisse des traces donc c’est compliqué pour les contrevenant de ne pas se faire pincer un jour ou l’autre. L’aéronautique est un secteur spécifique ou le terme sécurité n’est pas pris à la légère et c’est une excellente chose. Je me suis toujours interrogé sur le fait que n’importe qui pouvait s’acheter un quadricoptère dans un magasin de jouet. Lorsque l’on voit les dommages que peut engendré la chute d’un drone ou l’extrême dangerosité des hélices en rotations, il était temps que les propriétaires d’aéronefs soient fortement sensibilisés aux dangers potentiels de ce type d’engin.
De même, l’harmonisation des réglementations d’usage des drones, qui devrait être effective le 01 janvier 2021, me semble être une très bonne mesure afin que tous les télé pilotes puissent voler avec les mêmes règles et ce, dans toute l’Europe. Reste à savoir si le scénario S0 (catégorie ouverte) ne portera pas trop atteinte aux professionnels qui jusqu’alors, étaient les seuls habilités à commercialiser leurs images.

Finalement le drone n’est qu’un outil au service d’applications très diverses ?

Absolument. C’est d’ailleurs ce qui me passionne. Cette activité me permet d’approcher des secteurs aussi divers et variés que ceux de l’environnement, de l’agriculture, de l’art, de la santé, des BTP, des sports et loisirs, de la formation, etc…
Professionnellement parlant, faire voler un drone n’est pas une fin en soi. C’est un formidable outil complémentaire au service d’un métier ou d’une formation initiale. J’en veux pour preuve les applications du drone dans le secteur que je connais le mieux, l’audiovisuel. Celui-ci peut facilement remplacer une grue, un hélicoptère, une steadycam, un chariot de travelling et ce, à moindre coût pour faire des images fluides et aériennes. Mais sans connaissances des techniques cinématographiques, le résultat final sera sans doute loin de satisfaire le client, à savoir, le réalisateur. 

   
 

Comment voyez-vous l’avenir de cette filière d’un point de vue global et plus précisément avec cette crise sanitaire sans précédent ?

Comme toute technologie “high-tech”, les drones ainsi que leurs capteurs embarqués ne cessent d’évoluer au fur et à mesure des avancées technologiques. Les domaines d’applications des aéronefs sont loin d’être exhaustif. Il est donc impératif, selon moi, d’être constamment au fait des innovations, ce qu’on appelle la veille technologique. J’ajouterai que développer son réseau est primordial pour pérenniser son entreprise.
Le secteur est relativement saturé et force est de constater que beaucoup de télé pilotes ne dure pas dans le temps. J’en est pour preuve le nombre exponentiel de télé-pilotes professionnels répertoriés auprès de la DGAC qui n’arrive pas à s’implanter durablement dans le secteur. La crise sanitaire actuelle ne fait que renforcer ce constat, hélas. Pour terminer sur une note optimiste, certaines de mes prestations n’ont que très peu été affecté par la crise de la covid-19 compte tenu du fait qu’elles concernent le domaine de l’énergie, secteur primordial pour l’ensemble de la population française.

M. Massé Fabrice

31100 TOULOUSE
Mobile : 06 33 04 28 71
Web : www.cine-qua-drone.fr