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Les lignes bougent entre gentils et vilains drones

Gentils drones contre vilains drones : depuis une demi-douzaine d’années qu’il fait parler de lui, l’aéronef piloté à distance a toujours présenté cette dualité. Il fascine, ouvre des horizons parfois vertigineux, mais ne fait pas l’unanimité. Bref, certains de ses usages provoquent la défiance. Il y eut d’abord le drone militaire – potentiellement robot tueur – pour jouer le rôle du bad cop. Lui faisait face le drone civil, le good cop, celui qui guide les soldats du feu, donne des yeux aux archéologues, offre des images superbes aux médias et aux organisateurs de fêtes familiales, ravit enfants et grands enfants au pied du sapin.

Il semble qu’un changement de paradigme se soit discrètement glissé dans le paysage. La récente décision d’armer les drones militaires de l’armée française n’a guère provoqué de remous. Les raids meurtriers opérés contre des terroristes islamistes en Afrique pas davantage. Les survols de manifestations par des drones des forces de l’ordre ne sont pas pointés du doigt. En revanche, le quadricoptère de loisirs a perdu de sa superbe. Cet objet qui se voyait devenir un produit techno de grande consommation à vocation familiale, l’égal des caméras GoPro et compagnie, doit constater que la greffe n’a pas pris. Non seulement ses ventes se sont effondrées (au grand dam de Parrot, pépite de la tech française) mais son acceptabilité sociale en a pris un coup.

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