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Drones : après la réglementation, l’heure du contrôle est arrivée.

Pour quelques centaines d’euros, aujourd’hui, il est facile de se procurer un drone. La plupart du temps pour les loisirs. Mais certains utilisateurs les détournent pour en faire des espions ou des armes. Face à cette nouvelle menace, un marché prospère : celui de la détection et de la neutralisation des drones.

Souvenez-vous. Au tournant de l’année 2015, les autorités s’alarment. Depuis le début des années 2010, acheter un drone n’est plus un sport de riche et le faire voler est à la portée de tous. De tous, bienveillants ou malveillants. “Au total, 17 sites nucléaires ont été survolés par des drones depuis octobre”, titre Le Monde le 29 janvier 2015. Des survols qui s’étendent à d’autres sites sensibles, militaires notamment.

Depuis l’arrêté du 11 avril 2012 “relatif à l’utilisation de l’espace aérien par les aéronefs qui circulent sans personne à bord”, ce type de pratique est déjà prohibé. Mais entre-temps, on est entré de plein pied dans l’ère du drone de loisirs, accessible à tous, pilotable à distance et équipé de caméras. Et le texte a été amendé deux fois : limitation des zones de survol, altitude plafonnée, obligation de licence… en fonction du poids de l’aéronef.

Mais à raison de 400 000 drones de loisirs vendus en 2017 en France, et même si le marché s’est tassé avec la montée des contraintes réglementaires, c’est de moyens de contrôle que les autorités ont besoin. Des moyens qui, depuis 2015, se sont développés, à la demande des institutions notamment.

Egidio Cau, directeur de l’activité de la société CS, pionnière en la matière sollicitée par la police et les militaires dès 2015, explique : “Notre solution – un dispositif assez léger, constitué d’un radar, d’une caméra haute performance et de systèmes qui permettent de neutraliser les drones – a été vendue à la préfecture de police de Paris, qui avait un besoin de sécuriser des événements type 14-Juillet, G7… Le premier déploiement date de l’Euro 2016.”

Et ce qui est accessible aux civils en temps de paix l’est tout autant dans les conflits armés. Ainsi, le 2 octobre 2016, deux militaires français étaient blessés près d’Erbil (Kurdistan irakien) par un drone piégé piloté par le groupe État islamique.

5 % de menaces réelles

Les armées n’ont donc pas tardé à s’équiper en systèmes anti drones. Les militaires viennent d’ailleurs d’acheter une vingtaine de systèmes dernier cri à la société française CS.

Des systèmes en perpétuel développement, précise Egidio Cau : “Parmi les vols illicites recensés en France, à peine 5 % sont des vraies menaces. C’est-à-dire des opérations malveillantes, où les drones utilisés seront sans doute les mêmes, mais modifiés pour en pas être détectables par les mêmes moyens. Mais c’est bien à eux que l’on s’intéresse”

 

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