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CONDUCT-A-BOT, LE SYSTÈME QUI PERMET DE CONTRÔLER UN DRONE GRÂCE AUX CONTRACTIONS MUSCULAIRES

Contrôler un drone avec une seule main est aujourd’hui possible ! Fini le pilotage avec les joysticks et les écrans qui donnent souvent des crampes aux pouces. Le CSAIL (Laboratoire d’Informatique et d’Intelligence Articielle) du MIT (Massachussetts Institute of Technology) a mis au point une nouvelle méthode de contrôle : le Conduct-A-Bot.

Avec ce système, piloter un drone sera plus facile, cela se fera de manière plus intuitive et naturelle. Le pilote gère la machine grâce à de simples gestes réalisés avec le bras et l’avant-bras. Au tour du drone de s’adapter à l’Homme et non plus à ce dernier de suivre la configuration du drone.

La méthode Conduct-A-Bot représente un grand pas pour le monde de la robotique. Réelle révolution technique, elle pourrait à terme être utilisée sur des robots plus impressionnants comme les robots industriels.

Comment ça marche ?

La méthode consiste à placer des électrodes électromyographiques avec des capteurs de mouvements sur le bras (biceps et triceps) et l’avant-bras.

Quand les muscles se contractent, des petits signaux leur sont envoyés par les nerfs. Ces signaux sont comme de petites ondes électriques.

Ils sont captés en temps réel par les électrodes dont les données sont ensuite transmises à un algorithme. Ce dernier indique alors au drone le mouvement à effectuer.

Le drone est donc commandé par les gestes du membre supérieur. Contractions ou relâchement du biceps ou du triceps, rotation du poignet, mouvement du poignet de haut en bas, poing serré, tout est possible.

Selon le mouvement, la machine va rouler, tourner sur elle-même, aller à gauche ou à droite ou encore s’arrêter.

Des premiers tests prometteurs

Le laboratoire du MIT a testé le Conduct-A-Bot en utilisant un drone Parrot Bebop 2. Le test consistait à diriger la machine à travers un mini-parcours composé d’anneaux. Lentement mais sûrement, le drone est passé haut la main à travers les cerceaux. Une précision sans faute.

La méthode ne nécessite pas de configuration spécifique pour le pilote. Il a donc été plus ou moins facile de guider le drone. Conclusion du test ? La technologie permet l’identification de 82 % de plus de 1 500 gestes différents. C’est avec fierté que le CSAIL peut déclarer un changement qui va révolutionner l’interaction homme-robot.

D’après www.fredzone.org.