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Agriculture. Un drone pour semer des graines sans toucher terre

En Vendée, la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire teste l’intérêt du drone pour implanter des couverts par les airs avant la récolte des blés.

C’est un drone de belle taille : une envergure de deux mètres et un poids total de près de 25 kg dont une dizaine de kilos de semences embarquées dans une trémie. Survolant le champ de blé à trois mètres au-dessus des épis, il sème à la volée dans la culture sur une largeur de six mètres environ.

 Notre objectif est d’implanter un couvert qui va prendre le relais du blé jusqu’au semis de la culture suivante cet automne », explique Mathieu Arnaudeau, agronome à la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire.

Le mélange de graines comprend sept espèces (phacélie, sorgho, moutarde, radis, trèfle, lin moha). Il n’a pas vocation à être récolté mais à enrichir le sol en matière organique. À l’automne, il sera détruit mécaniquement au moment du semis d’un méteil (céréales et légumineuses destinées aux vaches).

De l’humidité pour bien germer

Ces couverts d’inter-cultures permettent aussi de piéger les nitrates, préserver les sols de l’érosion, ou encore lutter contre le salissement par les mauvaises herbes. Ils sont obligatoires dans les zones vulnérables vis-à-vis de la qualité de l’eau. Toutefois, leur réussite est parfois compromise par la sécheresse estivale.

 Semer deux semaines avant la récolte du blé permet de bénéficier de l’humidité résiduelle au sol pour une bonne germination des graines », estime Fabrice Guillet, agriculteur au Poiré-sur-Vie (Vendée). Et avec le drone, pas de risque d’écraser les épis de blé en passant avec un tracteur et un semoir.

Gain de temps et de carburant

 Nous proposons aujourd’hui une machine agricole aboutie, affirme Lilian Marolleau, cogérant de la société Reflet du monde. Elle est étanche, robuste et capable de transporter de la charge. Le drone peut semer des couverts, mais aussi épandre des capsules de trichogrammes, ces micro-guêpes employées dans la lutte biologique contre les ravageurs du maïs, et également pulvériser des traitements de biocontrôle, dans des vignes en pente par exemple. 

Cette polyvalence est importante pour rentabiliser un investissement montant à 50 000 €. Des groupes d’agriculteurs commencent à s’intéresser à cet outil susceptible d’économiser du temps et du carburant.

D’après www.ouest-france.fr.